lundi 30 novembre 2015

L’équation «Éducation» vs «argent»

Crayons, papier et pilules

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Je n’ai pas eu d’enfant, mais j’ai été professeur. Trois années pour être exact et j’ai adoré mon expérience. C’était pendant les années soixante-dix. S’instruire et instruire nos semblables était la priorité de nos gouvernements. L’éducation et la santé étaient déjà les deux plus gros ministères, mais ils n’étaient pas encore « contaminés » par nos grands penseurs et gestionnaires comme ceux que nous avons d’aujourd’hui.

À la lumière de ce qui se passe de nos jours dans le monde de l’éducation, le tout alimenté par les médias, force est de reconnaître que le monstre a pris du galon et est devenu un panier de crabes dont chacun des princes un tant soit peu investi de pouvoir, travaille uniquement pour les intérêts de son groupe et pas nécessairement pour l’intérêt à la fois des enfants et des enseignants. Étrangement, ces deux entités sont passablement oubliées, noyées dans l’équation « qualité de l’enseignement vs coûts associés. » Derrière ce paravent se cachent bien des intérêts pas nécessairement voués au bien-être des enfants et des enseignants. Bien sûr, on me répondra que je suis de la vieille école. Curieusement, je n’en ai pas honte. J’ai toujours cru que les ingrédients majeurs pour la réussite scolaire d’un jeune tenaient en quelques articles et sujets peu nombreux, mais essentiels. D’abord de l’amour, un lieu sécuritaire, quelques crayons, du papier, de bons livres, un tableau, de la craie et un professeur imparfait, mais amoureux de ses classes et de son métier. OK! je vous entends déjà rire parce que je dois avoir l’air d’un dinosaure. Je vous l’accorde, mais remarquez bien que j’ai mentionné des gens et des outils essentiels de base. L’histoire du monde nous rappelle sans cesse que les crayons et le papier laissés dans des mains expertes furent des armes bien plus efficaces que les meilleurs épées et canons. Bien sûr, je ne rejette aucunement les ordinateurs, les calculettes, les I-Book et autres objets du genre. Ils sont des outils efficaces, mais encore faut-il qu’ils soient ce qu’ils doivent être. Des outils et non une fin en soi, le tout au service de profiteurs en tout genre. Gageons qu’il n’y a pas que dans le financement des partis politiques, les métiers de la construction et le monde médical qu’il y a magouille pour ne pas dire ce mot terrible : « collusion », sans conséquence bien sûr ici au Québec. La défunte commission Charbonneau en étant un parfait exemple. Il faut voir la liste exigée aux parents à chaque début des classes pour se rendre compte à quel point le système est rongé de l’intérieur. Les marques de crayons sont spécifiques, les cahiers, les quantités et même les endroits où acheter sont, non pas suggérés, mais « exigés ». Et là, on ne parle pas des spécialistes de souliers, de sacs à dos, etc., etc. Ayant été aussi moniteur en conduite automobile pendant 5 ans, j’ai vu des jeunes ados avec un agenda digne d’un chef d’État et poussés par une obsession de réussite tellement lourde que malheureusement, je l’ai constaté à quelques reprises, il ne leur restait que les moyens néfastes d’évasion que vous connaissez tous comme seule solution à leur angoisse.

Ce matin je suis tombé par hasard sur le commentaire suivant d’un parent exprimant sa colère sur un réseau social.

J’en ai marre! On demande à des enfants de 4 ans d'aller sur des bancs d'école et de ne pas bouger....... et de se concentrer..... et d'arrêter d'être dans la Lune...... et ça continue à 5 ans, 6 ans, 7 ans et tout à coup, ils sont diagnostiqués « trouble d’attention » et les joyeuses compagnies pharmaceutiques ont comme par hasard les pilules parfaites pour les calmer, les mettre dans le rang, les endormir. Bizarrement, ces enfants sont identifiés comme étant le problème. Comment se fait-il que personne ne pense à regarder le système d'éducation? – pourquoi? Sommes-nous devenus infaillibles comme société? Prétendent-ils que « notre système est parfait et que ce sont les enfants qui sont imparfaits? » C'est de la foutaise! Je suis prêt à en débattre n'importe quand et avec n'importe qui, car mon âme me dit que j'ai raison. Vous me direz : « Je suis prof et il y a vraiment des cas graves. » Et moi je vous répondrai : « une année sabbatique de liberté et d’amour sans école serait parfaite dans la plupart des cas. » Comment peut-on vouloir que tous les enfants aient les mêmes rêves, les mêmes besoins? Laissons les enfants rêver et vous verrez, ils changeront le monde, ce monde que nous avons vendu aux marchands de pilules et aux marchands de bidules.

Guy St-Onge

Lorsque l'on était plus jeune, les garçons et les filles parlaient et bougeaient en classe. Les professeurs faisaient souvent la police et se faisaient respecter. Aujourd'hui, les enfants n'ont plus le droit de bouger ni de parler, juste écouter et emmagasiner tout le « savoir » qu'on veut bien leur transmettre. Ils n'ont plus aucun sens de la critique, car c'est mal vu. Je suis heureuse d'avoir eu mes enfants à l'époque où les pilules ne régissaient pas le monde et je plains les parents d'aujourd'hui qui envoient leurs enfants à la manufacture de robots.

… Dominique Damien

Et les professeurs

Eux aussi sont les victimes du système. On exige tellement d’eux tout en les enfermant dans un carcan d’enseignement qui n’a rien d’humain. Classes trop nombreuses, enfants rois, parents irrespectueux, voire méprisants envers ceux qui s’occupent de leurs enfants plus qu’eux-mêmes ne le font, écarts énormes entre les meilleurs en classe et ceux ayant de graves problèmes réels d’apprentissage. Nivellement par le bas et soumission absolue à un régime dirigé par de supposés penseurs cachés dans de grandes tours à bureaux en ce super ministère de l’éducation.

Je suis entré à l’école à l’âge de six ans et sincèrement, je ne crois pas que cela a fait une énorme différence dans mon parcours de vie. On m’a permis d’être un enfant avant de devenir autre chose. Quand je revenais de l’école, mon père pouvait me demander : « As-tu été gentil avec la “maîtresse” aujourd'hui? » et je connaissais les conséquences d’une négation sans raison valable. Aujourd’hui, trop d’enfants se font demander : « l’institutrice a-t-elle été gentille avec toi aujourd'hui? »

Finalement, tous semblent malheureux dans le système actuel, sauf bien sûr, les vendeurs de pilules, les vendeurs de bébelles en tout genre et les ministres qui coupent dans les budgets les plus essentiels à l’équilibre d’un système d’éducation au centre du développement naturel des enfants tout en étant respectueux de la profession de celles et ceux qui ont pour tâche de cheminer avec eux.

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Si vous désirez offrir une toile de votre choix en cadeau pour Noël, c'est le temps de commander. Je travaille sur canevas ou «masonite» à partir de vos photos ou les miennes, sans les copier nécessairement. Plusieurs photos sont parfois nécessaires pour réaliser une création originale. Le tout en acrylique en format à partir de 16 x 20 pouces et jusque 24 x 36 pouces. Prix négociable selon le degré de difficulté et la grandeur de la toile. Premier contact par courriel: georgesgaudet49@hotmail.com 
Une seule toile sera réalisée d'ici Noël.

lundi 23 novembre 2015

Une paix si lointaine

 

Le refuge

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Les médias sociaux sont en train de nous montrer à quel point la méchanceté est omniprésente dans toutes nos sociétés, qu’elles soient occidentales ou ailleurs en ce monde. Alors que par le passé, seuls les puissants avaient droit de parole et en profitaient pour avilir les peuples, force est de constater qu’aujourd’hui, du moins dans nos pays dits libres, l’anonymat des réseaux sociaux montre sans aucune retenue, l’immense haine qui s’étale tout au long des répliques à la moindre expression libre étalée en public. Nul ne peut émettre une idée un tant soit peu à contre-courant populaire pour se voir insulté, trainé dans la boue littéraire d’un langage qui tient plus des immondices que d’une libre opinion ou réplique bien légitime. « C po bo »… moi j’vous l’dis.

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Alors, comme d’autres de mes amis, j’ai respecté ma parole de la semaine dernière. Je me suis réfugié dans la créativité, du moins celle que je connais, celle à ma portée.

Jules Bourgeois

Il y a mon compagnon d’enfance, Jules, qui à la retraite, construit de superbes bateaux.

Bateaux à Jean-Guy 3Galion dans Cap-Vert

Il y a mon ami Jean-Guy, qui lui aussi construit des bateaux. Des bateaux de guerre qui n’en sont pas, car ils appartiennent au passé, mais n’en sont pas moins des bijoux et une fuite imaginaire, à la voile, sur des galions imaginés sur les eaux du Cap-Vert.

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Et moi, j’ai sorti mes pinceaux et puis j’ai peint, toute la semaine. Il y avait des années que je n’avais pas peint un tableau. Les tubes de peinture étaient secs, figés ou disparus. Il a fallu en acheter d’autres et ce fut mon refuge à l’abri de ce monde de plus en plus fou. Un monde où des hommes enragés détruisent tout, même les plus grands trésors architecturaux et littéraires de l’humanité. Leur haine est d’un tel paroxysme qu’elle invite à la destruction, à l’humiliation et à la souffrance de tous les humains qui ne leur ressemble pas. Tout ce qui chante la vie leur est menaçant et tout ce qui ressemble à la mort les galvanise de fierté. On les qualifie de « fous de Dieu », mais il faut être au contraire, « disciples du diable » pour agir ainsi.

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Cela peut sembler anodin, mais c’est une vieille photo en noir et blanc d’une chaloupe échouée sur la plage à Grande-Entrée qui m’a servi de fuite devant tant de négativisme. Une fuite que je partage avec vous en vous montrant ce que cela a donné.

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Et puis j’en connais d’autres. Ils s’appellent Jean, Adrien, Denis, Marc et Paul, qui armés de leur unique imagination, de leurs pinceaux, de leurs outils, de leur passion, construisent en petit, créent, inventent et de ce fait, font la guerre sans s’en rendre compte, à tous ceux qui ne font que détruire ce que Dieu s’il existe, à créé. Et je me suis dit que si tous les hommes et les femmes de la terre en faisaient autant, gageons qu’ils n’auraient jamais le temps de se faire la guerre.

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Il y a aussi mon ami Steeve, grand récupérateur de déchets et capable de transformer la moindre laideur en un bel objet d’art exprimant toute sa capacité créatrice. 

Ce dernier dimanche matin, je suis allé à la messe. Pas que je sois plus religieux qu’un autre, mais j’avais besoin de renouer avec une certaine sérénité que je trouve parfois dans les églises, même quand elles sont vides, surtout quand elles sont vides. Il y règne un silence entendu et c’est là que mon cœur s’apaise et qu’une certaine paix intérieure s’installe. Certains font du yoga, d’autres du tai-chi, les uns se défoncent dans des clubs d’exercices physiques, d’autres s’usent les basquets en kilomètres de course. À chacun sa voie pour trouver un peu de paix intérieure et c’est bien ainsi.

Cette semaine fut bien ardue, même si les évènements mondiaux que l’on connait ne se passent pas si près de chez nous. Ils finiront bien par débarquer dans le cœur et la tête de gens d’ici et Dieu sait quel massacre ils feront. Le curé de ma nouvelle paroisse est un Nigérien. Dans son homélie de ce dimanche, il a tout simplement dit : « Dans mon pays, chaque jour des villages entiers de chrétiens et de musulmans se font massacrer par des extrémistes musulmans. Alors, tous ensemble, prions. » Ce fut dit avec un calme aussi solide qu’un mur de béton. Plus rien ne pouvait être ajouté. Il y avait là dans ces quelques mots jetés dans le vide d’une église où assistaient une quarantaine de fidèles, quelque chose d’inéluctable, un peu comme un abandon où devant la fatalité, il ne reste plus qu’à prier, tout simplement parce qu’il n’y a plus rien d’autre à faire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA   Georges Gaudet

lundi 16 novembre 2015

Créer plutôt que détruire

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Le désastre de la pensée unique
Il est difficile de traiter des tristes évènements qui se sont déroulés à Paris le weekend dernier et peu avant à Beyrouth au Liban sans sombrer dans un magma de tristesse, de rage et d’incompréhension. Au cours des deux dernières journées, je suis demeuré accroché à mon ordi et non à mon téléviseur, ceci pour une raison majeure. Il me fallait décanter tout ça et me détacher de ces horreurs. Non pas par lâcheté, mais bien pour fuir d’abord devant l’envie de crier des bêtises et puis réorganiser ma pensée pour qu’elle ait un sens, du moins à mes yeux. Alors, pendant toute la journée de samedi, je me suis gavé sur YouTube de petits films de bateaux, de créateurs et d’inventeurs de « pataclins » de toutes sortes, de gens amoureux de la nature, de campeurs, de passionnés de la voile, de vol libre, enfin de tout ce qui pouvait me tenir à l’écart… du MAL, car c’est justement de cela qu’il s’agit.
Après avoir accidentellement écouté ce jeune à peine barbu de DAESH cracher sa haine sur une vidéo qui a fait le tour du monde, je me suis rappelé les paroles d’une mère ayant perdu sa fille aux mains d’un tueur. Les larmes aux yeux, elle avait tout simplement dit : le MAL existe. Alors, j’ai haï ce jeune hurluberlu dont la haine l’avait transformé en assassin d’innocents, en fanatique d’une religion donnant accès à toutes les pires atrocités. J’ai eu envie de cracher ma propre haine envers l’Islam, envers tous les islamistes. Et puis j’ai écouté de nouveau le message de ce jeune messager de l’horreur. J’y ai vu le démon dans toute son horreur, mais cela s’est vite transformé en la perception de l’immense souffrance d’un jeune individu devenu l’instrument d’un mal qui afflige la planète entière. Je me suis demandé quelle souffrance horrible pouvait amener ces jeunes cerveaux facilement influençables (car ils sont presque tous jeunes dans ces rangs là) à suivre ces vieux dictateurs manipulateurs jusque dans leurs plus profondes aspirations à la destruction de l’humanité. Je me suis demandé où était Dieu en des cas pareils. Je suis allé jusqu’à soupçonner Dieu, si vraiment il existe, d’être un peu couillon en se cachant derrière tant de MAL, un peu comme ces Juifs au temps des camps de concentration qui se suicidaient parce qu’ils se sentaient abandonnés de leur créateur. Je me suis retenu de condamner toute une croyance religieuse même si je la trouve dotée d’un bagage de violence inouïe dans ses textes sacrés, car il faut l’admettre, la croyance religieuse dans laquelle j’ai vécu n’en contient pas moins. Il y a a six siècles de cela, nos chefs religieux ont aussi contribués à l’assassinat, au massacre et aux faux jugements de milliers d’innocents. Notre chrétienté dans toutes ses différences n’a-t-elle pas brulée vive Jeanne D'Arc sur un bûcher? – les Templiers et quelques milliers de Cathares? — nos guerres internes et nos guerres conquérantes n’ont-elles pas massacré des centaines de milliers de soldats sur les champs de bataille de tous les continents?-et tout ça, au nom d’un Dieu? Hélas oui. C’est ainsi que s’est écrite l’histoire de l’humanité et du coup, en songeant à tout cela, je crois avoir compris la parabole de la joue gauche présentée à celui qui frappe la droite. Elle ne veut certes pas dire qu’il faut plier devant l’agresseur, mais elle ne propose que ce que le vrai Dieu est. Il est un être créateur et il n’oppose que l’amour à la haine. Il construit, crée, invente, transforme les hommes à son image. Du moins ceux qui le veulent bien où qui ont en entendu parler. Il construit, le MAL lui, détruit. La différence est là et toute là, indépendamment de toutes nos croyances religieuses.
Ce sont là de belles paroles bien théoriques, bien sûr. Mais devant le danger et l’adversité, nous avons tous le devoir de nous défendre. Il faut seulement ne pas sombrer dans la manipulation aveugle de ceux qui nous dirigent et qui ont des intérêts bien plus sombres qu’il n’y parait à première vue. Dans nos rangs alliés d’aujourd’hui s’alignent de tristes personnages aux croyances désastreuses pour toute l’humanité. Faites vos choix, car il y en a dans les deux camps. Leur but unique est la domination de l’humanité en lui imposant la pensée unique. Une pensée qui se reflète partout, même dans le confort de nos foyers, devant nos écrans de télévision ou d’ordinateur. La mode est un critère « in » ou « out ». Les couleurs des maisons sont dans une palette obligatoire, les balcons d’une grandeur obligatoire, la voie de la pensée est indiquée sinon point de salut. Les réseaux internet si critiqués sont en train de révéler la vraie nature de l’homme. Tu penses comme moi et je t’aime ou tu ne penses pas comme moi et je te tue. Malheur à celui ou celle qui ose exprimer une idée ou une opinion différente du courant de la pensée populaire. Un courant souvent autoproclamé par de puissantes organisations aux sombres intérêts pécuniers et parfois pire, au service de la manipulation des cerveaux pour en faire de bons éléments destructeurs de la pensée qui leur est opposée.
Se défendre d’un agresseur est un droit sacré. Il appartient à la vie et non à la mort. Un enfant qui joue, ri et court dans les feuilles mortes d’automne n’est-il pas plus créatif que celui qui, le cerveau bousillé par la souffrance ou la manipulation, tire du kalachnikov sur tout ce qui bouge avant de se faire éclater avec sa ceinture de grenades? — la réponse nous appartient à tous et il nous appartient aussi de dire ce qu’il faut dire et faire ce qu’il faut faire pour nous sauver, pour sauver l’humanité. Nous serons bientôt 10 milliards de semblables sur terre. Dix milliards de semblables qui seront tous différents. Bien sûr, cela parait illogique. Il va donc falloir se parler, sinon, nous sommes tous foutus. Et si nous commencions par récupérer quelques mots qui semblent trop souvent oubliés. PAIX, AMOUR, RESPECT. Ce serait un bon début.
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Tous les résultats d’un esprit créatif ne peuvent qu’être beaux. Utile n’est pas une nécessité bien sûr.

Bonne semaine à toutes et à tous, puis à la semaine prochaine.
 Capt mémoires Georges Gaudet






lundi 9 novembre 2015

Une chronique d’automne

Anecdotes et partages

* Un été est passé et l’automne est comme on dirait aux Îles de la Madeleine; « bien entamé ». Voici donc quelques échos et indiscrétions qui furent le lot de quelques observations au cours des derniers mois.

Camp de base : Quelque part le long d’une plage en Gaspésie.

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Voilà qui pourrait servir de titre à cette découverte. J’ai oublié son nom, mais il était un homme sympathique. En découvrant son camp bien emménagé sur la grève, j’ai reconnu ce genre d’homme épris de liberté, marginalisé sans aucun doute et quand même très respectueux de son environnement. Un camp d’été comme il l’a dit où certaines personnes n’aimaient pas son installation et qui plus est, des voyous s’étant fait un plaisir de tout démolir à plusieurs reprises. Eh oui, il y a des gens qui se sentent terriblement menacés par tout ce qui n’est pas comme eux. Dommage, car pour ma part, j’ai trouvé son installation estivale très imaginative, respectueuse de l’environnement et sa bonne humeur communicative. Comme on dit en anglais : « He made my day. »

Au son de son accordéon.

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Nous arrivions à Québec et cet inconnu s’est mis à jouer de l’accordéon avec grand talent. Je lui ai demandé pourquoi il avait subitement décidé d’agir ainsi. Réponse : Tout simplement parce que j’aime faire plaisir aux gens… et puis regardez leurs sourires. Il disait vrai et même si je n’ai jamais su son nom, lui aussi : « Il a embelli ma journée. »

À la mer les rats .

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Je ne connais pas le nom exact de ce gadget placé sur les câbles d’amarrage des navires afin d’empêcher les rats de filer sur le cordage et monter à bord en passagers clandestins, mais il s’agit bien d’un « bidule » bien original et sans doute efficace. C’était au quai des croisières à Québec et quelle belle idée pour ce navire d’embellir ces « antivermines » de figurines illustrant parfaitement bien l’utilité de la chose. Voilà un joli clin d’œil qui en valait la peine.

Les Schtroumpfs aux pommes.

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Après un déménagement guidé par les nécessités de la vie, j’oserais dire que ce fut les Schtroumpfs qui nous ont amenés aux pommes. À vrai dire non, ce fut les amis, les petits-enfants et leurs parents qui nous ont invités à les suivre, mais on aurait dit que ces petits bonhommes bleus étaient eux aussi de la partie. Puis ce fut la magie de la cueillette avec dame nature qui offrit toute sa pleine collaboration. Et qui a dit que l’automne était une saison plate et triste? — pas moi en tout cas. Bonne semaine à toutes et à tous et puis à lundi ou mardi prochain.

Capt mémoiresGeorges Gaudet

Bilan et projets

Un cri dans la dune



Par une belle journée de septembre, un jeune homme marche dans les dunes, non loin des lieux de son enfance. Fatigué, il s’étend sur le sable et sombre dans un profond sommeil qui le plonge dans une époque future. Dans la peau d’un vieillard et portant le nom de Tancrède, il rencontre son petit-fils, Antoine, qui sera son compagnon tout au long de ce voyage au pays des univers sans âge. C’est ce rêve que nous raconte l’auteur. Un rêve qui questionnera le lecteur, un rêve qui l’invitera à entrer dans l’univers des possibles, un univers presque à nos portes.

*La publication de ce récit est une réédition de l’original publié sous le même titre en 2002. L’aspect prémonitoire de ce récit en fait un texte plus que jamais représentatif de notre monde actuel.  10. $ + la poste. 

georgesgaudet49@hotmail.com


Projets d'avenir (notre roman)

Merci à tous nos lecteurs et lectrices, car depuis le lancement de notre roman«UN CADAVRE DANS LE CHALUT», nous avons épuisé tout notre inventaire.Il ne nous reste plus que quelques livres (version papier) le tout à 20.$ + la poste

Dans un avenir que nous souhaitons proche, (idéalement vers le début de 2016) ce roman devrait être disponible en version numérique sur KINDLE et en version papier sur AMAZON. Ce sont donc plusieurs centaines de mercis que nous souhaitons sincèrement adresser à toutes nos lectrices et lecteurs en attendant la mise en place de notre prochaine distribution.
Georges et Dominique.








Je réalise aussi des toiles sur demande. En voici un exemple. Idéalement, je travaille sur un canevas de 24 x 36 en acrylique. Prix moyen: 500. $ et + selon le degré de difficultés. 


Ne pas oublier non plus le DVD sur le naufrage du Corfu Island. Il s'agit d'un vibrant témoignage envers les Madelinots qui furent aux premières loges de cet événement pendant la nuit du 20 décembre 1963. Incluant le tournage de certaines scènes, le tout pour la modique somme de 20.$ + envoi postal. 

Voilà pour les petites annonces. Toute information ou commande peut être adressée à l'adresse suivante: 

georgesgaudet49@hotmail.com

À suivre, le blogue suivant en tout inclus cette semaine. Rendez-vous la semaine prochaine pour une autre chronique et merci encore une fois de me lire. 


lundi 26 octobre 2015

À la découverte d’un nouveau pays

De Sainte-Martine à Beauharnois, au pays du Québec.

par: Georges Gaudet

Curieux titre me direz-vous pour un endroit si près de nous. Voilà ce que je partage avec vous cette semaine. Des gens font des milliers de kilomètres pour voir ce qu’il y a souvent tout près de nous. Pire, nous ne le voyons plus parce que justement, nous l’avons sous le nez.

Ce court texte est l’histoire d’une promenade le long de la piste cyclable joignant la petite municipalité de Sainte-Martine à celle de Beauharnois dans la région de la Montérégie. Dans un aller-retour de quelque 18 kilomètres, la nature automnale offre ce qu’elle a de plus beau à la vue de tous ceux qui acceptent d’observer.

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Par un après-midi ensoleillé de 11 °C, bien habillé et muni de nos caméras, ma compagne et moi avons décidé de parcourir cette belle piste cyclable, droite comme un filin et plane comme une mer sans vent afin de découvrir un envers du décor qui n’a rien de la ville et encore moins des gens qui y habitent. Évidemment, nous sommes nouveaux arrivants dans la région. Avec le temps, le milieu et les gens nous deviendront certes familiers. Toutefois, avant toute chose, c’est la nature qui nous a interpelés en premier et c’est vers elle que nous sommes allés. Inutile d’en dire plus, elle nous a ravis.

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Comment ne pas être ébahis devant un tel spectacle? Là, tout juste au bord de cette rivière, des centaines de bernaches canadiennes (des outardes), comme en conciliabule avant de migrer vers le Sud. Bien sûr, il y a chaque matin ces coups de fusil au lever du jour et c’est personnellement avec une grande tristesse que ces impacts me réveillent. Bon! C’est une opinion personnelle, mais je ne m’habituerai jamais à l’idée que tuer tout ce qui est vivant dans la nature puisse être un sport. OK! Il faut que je m’assume. Je suis un carnivore et je ne partirai pas en croisade contre les chasseurs, mais quand il n’y a pas obligation de se nourrir de ces oiseaux-là, le mot sport sonne très mal à mes oreilles.

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La rivière est de toute beauté, surtout avec ses chutes et toujours ces outardes au repos avant la grande envolée. Le film « Fly away home » me revient sans cesse en mémoire et c’est avec ravissement que j’enfourche ma bicyclette, direction Beauharnois.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA Le retour est tout aussi beau et avec en prime, le vent dans le dos. Les fruits sauvages (comestibles pour les oiseaux seulement) et les herbes folles comme autant de salutations au vent qui les agite, se joignent au son du tracteur de ce fermier qui laboure son champ, promesse d’une nouvelle récolte l’an prochain.

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Touché et ému de ce spectacle, ni grandiose ni fade, mais tout simplement vivant, je me suis arrêté afin de faciliter la traverse de cette chenille, perdue en plein milieu de la piste cyclable. Après quelques photos, je l’ai aidée à se rendre de l’autre côté du talus tout en songeant à cette merveilleuse citation de l’auteur Richard Bach dans son roman intitulé ILLUSION ou Le Messie Récalcitrant. Y voyant peut-être un futur monarque aux ailes sublimes, je me suis rappelé cette phrase : « N’oublie pas! — ce que la chenille appelle la fin du monde, ton maître lui, l’appelle un papillon. » OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Bonne semaine à toutes et à tous.

GG Capt mémoires

lundi 19 octobre 2015

Figurines, rêves et souvenirs

 

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Escapade dans l’imaginaire afin de fuir la réalité électorale

L’automne est arrivé et même s’il fait chaud à l’intérieur, je peux presque sentir le froid du matin qui s’est installé sur les toitures au son des coups de fusil qui sèment la mort parmi les milliers d’outardes dans les champs non loin de la maison.

Entre sommeil et réveil, un seul œil daigne s’ouvrir librement.

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Il perçoit deux chevaliers sur la surface de ma commode de nuit. C’est le moment de la journée où mon cerveau est le plus créatif, mais hélas, les mains sous les couvertures, la tête en partie enfouie sous les draps, impossible d’écrire tout ce qui me passe par la tête. Je regarde ces chevaliers qui s’affrontent. Ils sont les symboles d’une autre époque et je me demande pourquoi je tiens tant à mes bibelots et figurines. Au cours des années, lors de nombreux déménagements, ces « ramasse-poussières » comme les ont baptisés certaines personnes m’ont toujours accompagné partout où j’ai établi mes quartiers. Plus que le matelas, plus que le divan, plus que la couleur des murs, toutes ces figurines, ces toutous, ces bibelots, m’ont fidèlement accompagné dans ma quête de bonheur tout au long du chemin de ma vie.

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Une fois de plus, je regarde probablement Richard Cœur de Lion affronter dans un tournoi chevaleresque Sir Lancelot, ou Roland ou Charlemagne. Une époque où les lois de la chevalerie avaient un sens. Le sens de l’honneur, du respect de l’adversaire, de la défense de la veuve et de l’orphelin. Une époque où ne devenait pas qui le voulait chevalier comme le deviennent aujourd’hui ces politiciens patentés à coups d’images publicitaires, à coups de campagnes clefs en main. Et voilà que je m’égare, mais non, je reviens à mes rêves et le pourquoi de ma passion pour mes figurines.

Elles ont une âme

Si certains collectionnent les bibelots par simple envie de décorer l’apparence d’un meuble ou d’une pièce, ce n’est pas mon cas. Pour moi, chacun et chacune de ces créations signifie quelque chose. Un morceau de vie, un cadeau sincère, un douloureux souvenir ou tout simplement, l’amour d’un métier ou la passion pour un loisir particulier. Si je traîne mes bibelots avec moi chaque fois que je déménage, c’est parce que je crois qu’ils ont une âme et cette âme, c’est moi qui leur ai donnée. En un sens, ce matin là, bien emmitouflé sous les draps, je me demande si je n’ai pas joué à Dieu. Et puis, si c’était la même chose pour nous et si Dieu nous avait donné une âme, tout simplement par amour de ce que nous signifions pour lui.

Alors, permettez que je vous présente quelques-uns de mes compagnons et compagnes de voyages, de souvenirs et de mémoire. Bien sûr ils ne sont pas tous là. Certains ont une trace bien trop personnelle, mais voici quand même ceux et celles qui sont la motivation de cette petite chronique bien anodine.

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Chaque fois que je pense à mon frère décédé, je revois ce croquis que j’ai réalisé des années auparavant en voulant illustrer notre enfance et notre passion commune. Mon frère aimait se comparer à un vieux pirate et notre passion commune était l’aviation. J’étais son grand frère et aujourd’hui, chaque fois que quotidiennement, je pose Snoopy et l’ourson de peluche au pied de ma taie d'oreiller, j’ai une pensée et un doux souvenir pour ce que nous étions… et ce que pour toujours nous demeurerons.

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Chaque fois que mon regard se pose sur cette figurine, j’y vois mon père et je l’imagine dans son doris avec un de ses frères. Ce lien m’est très cher et pourtant, même si je sais qu’il ne s’agit que d’une petite sculpture de plâtre, elle devient bien vivante et tendre à mon souvenir. C’est en ouvrant les yeux chaque matin que je perçois cette figurine sur un meuble de ma chambre et il n’est pas une journée où je ne vogue pas quelque part dans un havre de pêche avec lui.

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Ma mère aimait tellement les chevaux et les oiseaux qu’elle m’avait dit peu de temps avant sa perte de mémoire : « Quand je serai partie et que vous verrez des chevaux ou des oiseaux, je serai là. » C’était le jour où je lui avais apporté cette tasse en souvenir d’un voyage. Au dos de cette tasse il y est écrit : Mon Dieu, faites que je n’aille pas en un paradis où il n’y a pas de chevaux… dixit : R.B.Cunningham Graham. Vous comprendrez certes que le café est divin lorsque bu dans cette tasse, car l’amour et la chaleur de ma mère s’y trouvent immanquablement.

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Ce gentil petit schtroumpf transporte un joli petit gros toutou dans sa brouette et il en vaut la peine, croyez-moi. C’était le 6 février 1986 vers les 8 h le matin. En pleine tempête de neige, une voiture a frappé la nôtre avec une violence inouïe. Mon ex-épouse et moi sommes passés à deux doigts de la mort. Quelques jours plus tard, éclopé, mais heureux d’être en vie, je suis retourné voir ce qui restait de ma voiture. Sous le miroir était toujours accroché ce joli petit toutou de peluche et il semblait grelotter. Je l’ai décroché de son perchoir et depuis, je l’ai toujours gardé avec moi, mais plus jamais en voiture. Une armée de schtroumpfs appartenant à ma conjointe s’en occupent gaiement aujourd’hui.

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Qui à la zappette d’après vous? – pas moi, pas ma blonde, mais Tweety bien sûr… et voilà qui élimine bien des tiraillements.

Et puis les voitures de ma vie.

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Un homme et son char, c’est presque un passage obligé. Voici la seule voiture que j’ai vraiment aimée. Nous étions en 1974 et pour cause médicale, je venais de me faire éliminer d’un entrainement comme pilote d’avion militaire. Le cœur en lambeaux dans les deux sens du terme, je me suis arrêté le long de la route entre St-John NB et Summerside IPE, précisément à Truro en NE et je me suis acheté cette voiture pour me consoler. Depuis ce temps, la réplique exacte de cette voiture que j’appelais ma voiture sport au defrost à mitaines a toujours fait partie de mes bagages lors de mes nombreux déménagements.

Capt mémoires 1 

Rêver, écrire ou ne pas écrire, voilà la question que je me suis posée bien souvent. J’imagine que vous savez déjà qui cette figurine représente, sinon, c’est que vous n’avez pas lu cette chronique jusqu’au bout. Tant pis et j’espère au moins vous avoir distrait… ou consolé de cette soirée électorale.

Bonne semaine à toutes et à tous et puis… à lundi prochain.

GG